Le Socle de La Marseillaise

 

La Marseillaise n’a pas de place, d’avenue ou d’œuvre publique lui rendant l’hommage que ce puissant emblème français et universel de liberté exige. C’est pourquoi les Amis du Mémorial s’attachent à installer une œuvre à Marseille, où La Marseillaise a pris son envol, et à Paris, où elle fut consacrée hymne national. Lier autour d’une même œuvre Paris et Marseille, en une forme de jumelage faisant écho à celui de la candidature aux JO de 2024, exprime aussi l’unité du pays entre deux villes si différentes, qui sont aux antipodes dès que l’on touche au grand sport populaire, le football.

 

L’œuvre doit exprimer la solidité et l’unicité des valeurs fondatrices de la République, la permanence de l’héritage français ; c’est le socle, fait de matière brute (béton), pour rendre l’intangibilité de la liberté et la vigueur du combat qui l’a fait naître car La Marseillaise est autant un chant de guerre qu’un chant de liberté. Le socle est signé de Rudy Ricciotti, le volcanique architecte du MuCem de Marseille (musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), du Pont de la République de Montpellier et des salles des arts de l’islam du Louvre.

 

La ligne contemporaine du socle se marie avec un buste de style d’époque qui incarne, sous les traits du général François Mireur, les hommes qui ont porté ce combat pour la liberté dont La Marseillaise est le chant. Son buste en bronze, dont l’original classé à l’Inventaire est conservé aux collections de la faculté de médecine de Montpellier, repose sur le socle. Il permet de combiner classicisme et création, d’exprimer le passé et l’avenir des valeurs universelles de notre hymne.

 

Enfin, un élément tricolore doit attirer l’œil et indiquer que l’œuvre rend hommage à un emblème national. Le personnage représenté n’en fut que le passeur, la courroie de transmission entre Le génie d’une nuit de Stefan Zweig et Le vol de La Marseillaise d’Edmond Rostand. Ce que doit percevoir le passant, le marcheur, c’est une œuvre pour la France, son héritage, son universalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Socle portera deux inscriptions :

 

Face avant :

 

L E   S O C L E   D E   L A   M A R S E I L L A I S E

1792

La France ayant le 20 avril déclaré la guerre à l’Autriche,

Frédéric de Dietrich, maire de Strasbourg, voulut une marche militaire.

Claude Rouget, dit de l’Isle, composa le Chant de guerre pour l’armée du Rhin.

François Mireur l’entonna à Marseille.

Les fédérés marseillais le reprirent en marchant vers Paris.

Il devint La Marseillaise.

 

Face  arrière :

« Or le Souffle voulait s’incarner dans un chant. »

Le Vol de La Marseillaise, Edmond Rostand

 

 

 

Une campagne de financement participatif au printemps 2016, soutenue par Laure Manaudou et Rudy Ricciotti, a permis de mobiliser des donateurs individuels sans lesquels le projet n’aurait pu voir le jour. Un mémorial virtuel leur est dédié.

 

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